Ce mois-ci, le 10, cela fera un an et cinq mois d'arrêt total du tabac.

On peut se dire : mais quel incroyable chemin parcouru ! Et c'est vrai.

Pour autant, je ne suis toujours pas devenue une "non fumeuse", pour la simple raison que je suis une "ex fumeuse", ce qui est totalement différent.

Donc : il arrive qu'il y ait, soudain, un moment difficile. Un moment où j'ai vaguement l'impression d'être un chat en équilibre précaire sur un arbre, en train de jongler pour ne pas me casser la figure.

Oui, il y a des moments où je me dis : "Si je fumais encore, hé bien, au moins, je saurais comment gérer mon stress". 

C'est moche, mais c'est sincère et vrai. J'irais même plus loin : dans ces sombres moments, où tel un chat, je rumine sur la cime de mon arbre, je pense qu'on nous "vend un arrêt du tabac facile et heureux" alors que les choses ne sont pas si simples, pas si tranchées...

Et encore oui : il y a, même au bout de presque un an 1/2, des moments difficiles. 

Ces moments finissent toujours par passer, et j'avoue ne pas me montrer trop sévère avec moi, quand ils surgissent. Je sais que j'ai alors "besoin de me consoler". 

Dans ce cas, je n'hésite pas à grignoter, à boire des décaféinés amers et chauds que j'avale, à petites gorgées... 

On s'occupera de la diététique une autre fois, un autre jour... 

Dans ces moments-là, je jette la culpabilité loin de moi, et me chouchoute jusqu'à ce que ça passe. 

Je rassure : ça finit toujours par passer !

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